17/10/2008

Histoire de portes ouvertes


Au Moyen Âge, et jusqu’au XVIIe siècle, la polyvalence de l’espace donnait son caractère à l’intérieur des maisons. Il n’y avait pas de salon ou de chambre à coucher proprement dites. La spécialisation des différentes pièces est le signe de la vie privée, notion moderne qui prévoit la possibilité de s’isoler au milieu d’un groupe. (1) Perçue comme une forme de confort, puis comme un besoin et un droit, l’intimité dépend de l’aménagement de l’espace domestique et de l’introduction de passages et de frontières. Dans un logis médiéval qui, le plus souvent, comprenait une seule pièce, les gens et les objets circulaient. Lorsqu’il était question de plusieurs chambres, les meubles pouvaient être transportés d’une pièce à l’autre au gré des saisons et des besoins. Ayant perdu l’ameublement d’origine, les salles des châteaux et des palais nous apprennent peu sur la façon dont elles étaient autrefois habitées.

L’enluminure et la peinture de cette époque (2) offrent un foisonnement de tissus, de rideaux, de tentures, de baldaquins. Les murs sont cachés, la pièce devient un cocon, une cellule à l’abri du monde et des courants d’air, avec peu d’ouvertures. Cependant les portes et les fenêtres, qu’elles soient ouvertes ou fermées, sont essentielles pour comprendre la naissance et l’évolution de l’espace privé, qui est l’une des caractéristiques de l’époque moderne. En général, le Moyen Âge tardif préfère les scènes d’extérieur, les jardins, les tentes ou les cours. Les fêtes et la guerre ont lieu en plein air. Seuls les saints, les amants et les poètes peuvent être surpris dans leur solitude.

350px-Giotto_-_Legend_of_St_Francis_-_-04-_-_Miracle_of_the_Crucifix.jpg


Les œuvres picturales du Moyen Age accordent une plus grande importance au personnage et à ses symboles qu’à l’arrière-plan. Il faut attendre le XIVe et le XVe siècle pour observer des représentations de l’espace sophistiquées, incluant la perspective, le réalisme dans les détails, les objets anecdotiques et la personnalisation du lieu, comme dans le portrait du couple Arnolfini par van Eyck. Ainsi, dans cette image datant de 1407, Christine de Pizan apparaît entourée des éléments qui donnent une idée de son métier d’écrivain, avec un certain confort suggéré par les par les meubles, l’écritoire et le fauteuil. Mais le mur a été « coupé » pour laisser voir l’écrivain au travail, tout comme dans l’une des enluminures des Très riches heures du Duc de Berry, où l’on montre des femmes au coin du feu. Il s’agit encore d’une maison stylisée, exigüe, disproportionnée et les rares éléments architecturaux font office de cadre.

434px-Christine_de_pisan.jpg


L’espace est toujours unique et chargé de sens C’est aussi le cas pour d’autres œuvres du XVe siècle comme 'La Vierge du chancelier Rollin' de Van Eyck où l’on se croirait à l’intérieur d’une église, dans une ambiance de solennité et de silence. Plus tard, les peintres de la Renaissance et de l’âge baroque suivront ce schéma, reproduiront les mêmes atmosphères douces et froides qui correspondent à leurs scènes mythologiques. Les lieux picturaux par excellence sont les jardins, les cours entourés de colonnes, ouvertes sur le paysage symboliquement paisible et ordonné. L’intérieur, lorsqu’il est représenté, est souvent sombre, meublé de manière sommaire, les visages surgissent de l’obscurité, comme chez Georges de La Tour.

474px-Georges_de_La_Tour_004.jpg


Vers 1660, la porte ouverte dans les tableaux de Pieter de Hooch représente bien plus qu’un jeu d’emboîtement, de perspectives, un horizon d’emprunt là où il n’y a pas d’océan ou de collines. Chez de Hooch, comme chez Vermeer, l’intérieur a son propre langage chromatique et ses propres nuances qui entre en collision avec celui des personnages. La lumière s’y répand naturellement et change selon le moment de la journée. Aussi, les différentes pièces de la maison commencent à posséder un usage propre. La chambre, par exemple, se divise en salle et alcôve (cette dernière est parfois délimitée par un rideau), et ce dédoublement correspond à une nouvelle façon de distribuer l’espace qui prend en compte l’envie d’être seul et le besoin de laisser une partie de la vie dans le secret. La porte qui les sépare devient ainsi une hésitation, une frontière floue entre les deux mondes qui est en train de se mettre en place. Elle laisse voir et/ou imaginer une autre partie de la maison moins exposée et plus intime.
J’ai souvent lié la notion de réalisme à celle de vie privée. Je n’ai jamais pu imaginer qu’on puisse entrer dans un tableau de Raphaël ou du Lorrain. Les colonnades et le marbre, les espaces ouverts et apprivoisés me font penser à une géométrie onirique, à un monde solennel et irréel ou du moins à une scène théâtrale où les attitudes seraient connues d’avance. En revanche, chez Vermeer ou de Hooch, il est très facile de ce sentir chez soi, de fouler les parquets cirés ou de se pencher sur une fenêtre, d’éprouver le froid que semble apporter toute cette lumière dorée, d’ouvrir et de fermer des portes.

634px-Pieter_de_Hooch_016.jpg




(1) Architectures de la vie privée
M. Eleb & A. Delabarre-Blanchard, Ed. Archives d’architecture moderne, 1989.

(2) http://gallica.bnf.fr/themes/ImaMA2.htm

Images : Wikimedia Commons








Commentaires

Très chère Madame,

Je constate que, comme à votre habitude, vous empoignez les portes par le bon bout et que vous n'en enfoncez pas d'ouvertes. Félicitations, cela devient une rareté aujourd'hui, surtout pour une Dame qui tient Salon.
Et un Salon Littéraire: de nos jour on ne tient Salon que si on en tire un profit pécuniaire, ce qui n'est pas votre cas, bien entendu.
Qui plus est, un Salon littéraire portes ouvertes, sans aucune modération ou censure moderne. (
Je ne pourrai jamais m'y faire à ce barbarisme de la blogosphère et d'ailleurs: "ce blog est modéré" Quelle horreur, quelle erreur! Je vais de ce pas, inscrire que le mien est excessif!

Merci de m'avoir reçu dans votre Salon. À mon prochain passage, j'apporterai des madeleines.

Écrit par : Père Siffleur | 17/10/2008

Merci, PS. Eh non, pas de modération. D'ailleurs, le mot 'modération m'a toujours fait penser à 'mordre' et, par association d'idées, à 'rogner' (la liberté d'expression).

Écrit par : Inma Abbet | 17/10/2008

Il est entré comment ? Alors, vous donnez à clef à tout le monde maintenant...

Ceci dit, en dehors de l'aspect sociologique que vous évoquez, on peut dire quelques mots du cadre technique historique ayant permis l'essor de l'art pictural au XVIIe siècle.
La perspective: Masaccio (1401-1428) est reconnu comme l'inventeur de la perspective, premier pas vers le rétablissement de la vérité optique; Pierro della Francesca (1420-1492) devient le maître de la technique et ouvre la voie.
La peinture à l'huile: Jan van Eyck (1390-1441) commence à en développer les méthodes de fabrication et d'utilisation, et elle va complètement remplacer la Tempera (technique à l'oeuf) à la fin du XVIe, permettant liberté et souplesse.
Le mélange des couleurs: la diffusion progressive de cet usage prohibé jusqu'à la Renaissance aboutira à une reproduction toujours plus fidèle de la réalité.
Etc.

Écrit par : P.A.R. | 17/10/2008

Superbe texte, Inma. On ne peut qu'admirer et envier les gens comme vous, et comme P.A.R., mais oui, capables d'écrire ainsi, en s'affranchissant du concret (mon Dieu, qu'est-ce que je fais ici?...).

Mine de rien, vous vous livrez pas mal dans ces lignes quand vous parlez de "dédoublement qui correspond à une nouvelle façon de distribuer l'espace et prend en compte l'envie d'être seul et le besoin de laisser une partie de la vie dans le secret". Heureux ceux qui ont accès à ces pièces secrètes, s'ils existent...

Et dire que je me suis fixé pour règle de ne jamais intervenir autrement que par des pitreries dans ce carnaval que sont les blogs...

Écrit par : Nagolet | 18/10/2008

"Superbe texte, Inma. On ne peut qu'admirer et envier les gens comme vous, et comme P.A.R., "
Tiens, c'est une bonne idée, ça. Je vais me créer un double qui dise du bien de mon ego qui souffre. C'est un peu ridicule, mais comme tout semble permis...

Écrit par : Géo | 18/10/2008

Etes-vous sûr qu'il s'agit d'une seule personne? Les adresses IP sont différentes pour N et P.A.R...

Écrit par : Inma Abbet | 18/10/2008

Ah, ne doutez pas que mon double disposerait d'une adresse yahoo.fr sans problème. Et Mme Henriette, vous pensez qu'elle existe ? Elle a sa propre IP aussi ? Et est-ce que vous relisez ce qui s'écrit sur votre billet ???

Nagolet avait déjà été crée par Rabbit / PAR / Pierre-André Rosset /etc.. sur le blog de Gilbert Salem. Cela fait plus de deux ans que nous correspondons, et c'était du temps où le Père Siffleur se faisait appeler Anar de droite, ou Père Iscop, ou je ne sais plus trop quoi.

Alors que des gens comme J-F Mabut, Pascal Décaillet et Jean Romain s'acharnent contre l'anonymat, d'autres s'inventent des tombereaux de pseudos pour intervenir sous tous les angles possible. Je ne me serais à part ça jamais douté que vous n'aviez pas vu les inventions de PAR et tous ses avatars, et je suis persuadé que tous les visiteurs de ce blog s'en sont aperçus.

Écrit par : Géo | 18/10/2008

Merci Nagolet... Aussi, vous n'avez pas besoin de double pour dire du bien de vous, Géo.

Écrit par : Inma Abbet | 18/10/2008

Mais oui, je lis tout, et dans l'ensemble de pseudos, il y en a deux ou trois qui correspondent à une adresse, deux autres qui correspondent à une autre, puis une troisième adresse qui regroupe plusieurs pseudos. Je n'ai rien contre les personnages et les masques, mais c'est assez étonnant de pousser le jeu aussi loin, n'est-ce pas?

Écrit par : Inma Abbet | 18/10/2008

Je connaissais aussi l'activité ludique du Blog de Gilbert Salem, que je trouvais proprement hilarant et je considère toujours les romans que P.A.R. organise comme une vaste plaisanterie. Ceux qui s'acharnent contre l'anonymat n'ont pas encore exploré toutes ses possibilités.

Écrit par : Inma Abbet | 18/10/2008

"Aussi, vous n'avez pas besoin de double pour dire du bien de vous, Géo."
Euh, très franchement, je crois avoir tout fait pour que les Mabut, Décaillet, Romain, Père Siffleur et alii pensent bien du mal de moi. En tous cas, cela me rassurerait qu'ils en pensent du mal et je me ferais beaucoup de soucis quand cette catégorie de Précieux Ridicules trouveront des qualités à mes commentaires. Dans la liste, j'oubliais le Pédant ridicule de la gastro-encéphalite, Jérôme Estèbe, et le Superman des charts, Morning Bull.

PS. Morning Bull. à propos : vous avez vu qu'un psy a sorti une étude qui confirme complètement ce que je vous écrivais (vous vendez quand les autres vendent, vous achetez quand les autres achètent) ?
On devrait absolument vous remplacer par un petit programe écrit sous visual basic par un gosse de dix ans, la planète aurait évité le crash.

Écrit par : Géo | 18/10/2008

En revanche, vous vous trompez rarement sur les résultats des votations, je l'ai déjà observé à plusieurs reprises.

Écrit par : Inma Abbet | 18/10/2008

Et puis il y a autre chose, l'esprit d'imitation, peut-être. Dans le blog de David Laufer il y a plusieurs commentateurs raisonnables, qui développent des arguments intéressants. Lorsque l'internaute moyen tombe sur son blog par hasard, il essaie de faire la même chose, tenir une conversation sérieuse. Ce n'est pas le cas partout, bien entendu.

Écrit par : Inma Abbet | 18/10/2008

MOnsieur Géo,

Je ne pense pas de mal de vous, mais je pense que vous êtes mal (dans votre pesau? )!

... Et je suis très flatté que vous me mettiez dans la même charrette que les professionnels de l'écriture que vous mentionnés... Et cela, même si c'est la charrette pour l'échafaud.

De plus, pour information, il a toujours été possible, malgré mes divers pseudos, de connaître ma véritable identité

Et pour finir, une question: Seriez-vous en train de lire Molière en "Digest"?
Vous me traitez (avec d'autres) de Précieux Ridicules ici et de Diafoirus ailleurs!

Écrit par : Père Siffleur | 18/10/2008

"Et pour finir, une question: Seriez-vous en train de lire Molière en "Digest"?"
Pas du tout, et si vous avez de meilleures réfèrences, je suis preneur...
Mais cela ne prouve qu'une chose : que Molière était génial pour dénoncer les Fâcheux dans votre genre.
Bonne soirée, Lefuneste.

Écrit par : Géo | 18/10/2008

Ai-je bien lu: "Capables d'écrire en s'affranchissant du concret" ? Que celui ou celle qui a pu, un jour, écrire le moindre petit texte sans se référer à une étincelle d'expérience distillée par l'un de ses synapses, que celui-ci ou celle-là avance d'un pas et on l'embarque illico pour l'hôpital psychiatrique...

M'enfin, Géo ! Faut-il vous rappeler que Kierkegaard écrivait sous quantité de noms d'emprunt, dans le but d'éviter que l'on crée une théorie à partir de textes censés présenter différents aspects de la réalité ?

Et à propos du cloisonnement de l'espace intérieur d'Inma, il suffit de se référer à la métaphore de la bibliothèque qui, chez Borges, va bien au-delà du simple entrepôt de livres.

Il me semble que, tous autant que vous êtes, noms de plume & gens de lettres, vous gaspillez trop souvent une énergie non renouvelable pour soulager vos embarras gastriques sur la toile.

Et paf !

Écrit par : P.A.R. | 20/10/2008

"El universo (que otros llaman la biblioteca) se compone de un núnero indefinido, y tal vez infinito de galerías hexagonales."

J. L. Borges (La Biblioteca de Babel)

Écrit par : Inma Abbet | 20/10/2008

Nos embarras gastriques ont tout de même eu l'avantage de vous faire sortir de Peyres-Possens...

Écrit par : Géo | 20/10/2008

Muchas gracias, Inma.

Vous me croirez ou pas, mais dimanche matin à dix heures trente-cinq précises, je débarquais en gare de Fey avec l'intention de me rendre enfin à P.-P. En cours de route, je me suis souvenu de l'insoutenable légèreté des paysages du vallon de la Menthue, évoquée par Nagolet dans l'un de ses poèmes de jeunesse, et je suis parti plein nord au lieu de poursuivre à l'est. Et c'est comme ça depuis soixante ans: je préfère suivre mon intuition, ou mon inclination naturelle, au lieu de me laisser asphyxier par certaines contraintes, concrètes ou pas.

Écrit par : P.A.R. | 20/10/2008

PAR s'occupe du PAF maintenant!
Bon, mais lequel? Cet acronyme a tellement de significations différentes qu'il est difficile de se faire une idée des intentions de PAF. Non!... de PAR:

- Police Aux Frontières (les malfrats disent Police aux Fesses)
- PAtrouille de France (comme nous "l'avion" déjà mentionnée ailleurs)
- Plan Académique de Formation (nom d'une des formations du PAF ci-dessus?)
- Paysage Audiovisuel Français (ceux-là, je les ai dans le PIF)
- Perte au Feu (Pin-pon, pinpon, pin-pon...)
- Parcours Aventure en Forêt (de Brocéliande ou Paimpont, Paimpont, Paimpont...)
- Programmation Automatique de Formules (de politesse, spécialement pour ...)
- Prix à Fournir (les prix flambent! Pin-pon, pin-pon, pin-pon...)
- Participation Aux Frais (à ne pas confondre avec Participipation Au Frai des Poissons, du 20 février au 20 mars)

Tout ça uniquement en Français, en Anglais il y en a d'autres:

- Personal Ancestral File (un truc à la "mords mon ... PAF")
- Pakistan Air Force (ça aussi nous "l'avion" déjà dit)
- Platelet activating factor (pour Diafoirus)

Et, de plus, PAF est aussi une onomatopée qui peut dire plusieurs choses.
Mais attention! Pour Géo qui pense que je ne pense qu'à boire: il ne s'agit que d'" onomatopées " et non d'" hono'er ma tope(tte) " ce qui aurait pour corollaire que je suis PAF !

Écrit par : Père Siffleur | 20/10/2008

Ô mon Géo, mon grrand Lapin, mon roudoudou qu'écrit encore mieux que la pioche du géologue frappe la molasse, encore mieux que la gamellle tintinabule contre le masque à gaz du soldat gqmbadant à la piste d'assaut, ô mon Géo, PAR est sorti, oui , mais toi tu es toujours là, près de moi et c'esz ce qui compte! Ton remède de cenovis au corned beef de la Div Mec 1 m'a compl¨ètement remise d'aplomb. Fini, loin, termihnées mes embaRRAS gastrouiques!

Je n''attends plus maintenant que tu grondes ce père siffleur c0mme tu sais si bien faire! Le grand Riquet, mon mari, étaitz aussi dans l'armèe (les hussards) et rien m'émoustille auztant que les ins7ultes de caserne comme tu sais si bien les manièès. Alors baïonnette verbale au canon, mon grand nounours, mon Géo à moi, et que ça saute!

Encore mille mimis!!

Écrit par : La grande Henriette | 20/10/2008

Madame Henriette, heureux de vous revoir sur vos deux gambettes.

Regardez bien la date de péremption (Migros-Data) de la boîte de "singe" (ça s'appelle comme ça dans les divisions mécanisées) donnée par Géo. Lors d'une récente perquisition de l'une de ses cachettes, nos agents ont retrouvé 10'000 boîtes datée de novembre 1945. Sans vouloir vous influencer, je soupçonne l'origine de vos embarras gastriques dans ce cadeau faisandé; et sans la perfusion de Chartreuse du Père Siffleur, vous auriez déjà franchi le Στύξ.

Écrit par : P.A.R. | 20/10/2008

Mais absolument! Je vois qu'on est bien renseigné, P.A.R.!

La div. mec. 1 a été dissoute après avoir été longtemps dissolue il y a 29 ans. Il se trouve cependant que Géo a carrotté au bon moment plusieurs tonnes de singe de cette vaillante unité (en truquant des fausses factures de bons du trésor sénégalais, le pays préféré de cet ami de l'Afrique et des Noirs en général). Il les affine depuis lors comme d'autres affinent de grands bordeaux. Pour ce faire, il ne les garde point dans sa cave, mais les dorlotte la nuit, lots après lots, dans son grand lit douillet, après s'être coiffé d'un bonnet à pompon et avoir glissé une cruche sous le molleton.

Il conserve donc précieusement ces vestiges en boîte, toujours munies de leur clé à torsader, en fait ses tartines du petit déjeuner et conserve le reste pour aider charitablement ses prochains, tantôt sous forme de foie gras en bloc, tantôt sous forme liquide, après avoir distillé ce corned beef dans un alambic de sa confection.

Ca va? C'est assez concret pour vous?

Écrit par : Nagolet | 20/10/2008

C'est fatiguant ces ruses destinées à nous faire perdre la piste.

Donc, nous en étions restés à Pieter de Hooch (à mon avis ça devrait plutôt s'écrire Pieter de Hoogh, soit "Pierre Le Grand" en français). A part représenter, par vanité, l'intérieur d'un bourgeois hollandais comblé des bienfaits du Siècle d'Or de sa patrie et laisser entendre qu'il y en a encore au-delà des portes ouvertes, on pourrait risquer l'interprétation ésotérique d'une vision de "la chose au-delà des choses", comme dans ce poème de Piet van Nergens:

"Autour de soi, un monde en miniature d'objets et de livres
Pour voyager immobile, ambassades du rêve.
La chose au-delà des choses attend une rencontre:
Ne rien faire est encore la meilleure façon de la provoquer."

Écrit par : P.A.R. | 20/10/2008

"M'enfin, Géo ! Faut-il vous rappeler que Kierkegaard écrivait sous quantité de noms d'emprunt, dans le but d'éviter que l'on crée une théorie à partir de textes censés présenter différents aspects de la réalité ?"
Certes, certes, PAR, mais précisèment vous n'êtes pas Kierkegaard et vos délires en sont restés à la revue de Belles-Lettres, en légèrement moins bien. Faut évoluer, PAR, faut évoluer. Se moquer de l'armée de cette manière, c'était du temps de "mardi les gars", et que je sache, on ne vous a pas vu à l'enterrement d'Emile Gardaz.

Écrit par : Géo | 20/10/2008

Oui. En fait, Pieter de Hooghch s'appelait de son vrai nom Werner von Pfeiffvater.

Je le sais car j'ai longtemps travaillé pour la Stasi dans mes jeunes années. C'est la raison pour laquelle je suis en mesure - et me sens en droit - de vous communiquer également les informations suivantes, fruit d'enquêtes dont je tairai et l'origine et le commanditaire.

Quant P.A.R. écrit de son ordinateur personnel, il s'agit de l'adresse IP 85.2278778734. Quand il le fait depuis son travail, c'est la même adresse IP, mais le 34 est remplacé par les 4 premiers chiffres.

Quand il se lance des fleurs - "quel sens de l'abstraction! mais comment fait-il?! etc." il le fait depuis chez Le père Siffleur - adresse IP 88.4709859875z7 - et quand il dit que ce n'est pas lui qui a écrit ça, il le fait depuis l'ordinateur de la disco The Red Hippopotame, à X. dans le Jorat. Il signe alors, généralement Nagolet, mais à cette heure-là il est déjà un peu cuit. S'il a une blonde sur les genoux qui l'empêche de bien voir le clavier, il signe La grande Henriette, avec adresse IP correspondant au numéro postal de Vuisternens en Ogoz.

J'espère, chère Inma, cher Géo, chers tous, que ces éléments peuvent vous être utiles pour y voir clair. Si ce n'est pas le cas, ou pas suffisamment, faites-moi signe. J'en ai plein d'autres dans ma besace (Meine Bezatze).

Écrit par : Hans Jörg von Nakolet | 20/10/2008

"Quand les forces du Mal se déchaînent sur la tête des gens de bien, il n'y a plus pour eux que l'espoir d'une Justice immanente".

Comme je le fais parfois dans des circonstances semblables, j'ouvre au hasard le Catalogue de la Déroute pour y trouver l'article qui viendra appuyer ma détermination à poursuivre la tâche qui m'a été assignée sur la blogosphère. Et toutes les sanies provenant de glandes endocrines périphériques d'organismes nerveusement perturbés sont immédiatement balayées.

Mais, où est Inma ? A-t-elle été blessée lors du dernier assaut ?

Écrit par : P.A.R. | 20/10/2008

Le catalogue de la Déroute, c'est bien, mais il y a aussi Claudine Degoumois, à Porrentruy (Jura).

Elle pratique le Secret, par téléphone. En tout cas, pour les verrues, elle est extra. Pour les glandes périphériques, je ne sais pas. C'est peut-être mieux de lui envoyer un schéma avant d'appeler.

Écrit par : Nagolet | 20/10/2008

Elle pourrait débarrasser PAR de tous ses avatars ? On devrait essayer...
Si ça marche pour les verrues,...

Écrit par : Géo | 20/10/2008

Vishnou a 12 avatars, dans lesquels il s'incarne lorsque la Terre est menaçée de chaos. L'est-elle ? Faut-il que je me multiplie à l'infini pour triompher de vos démons ?

Le verset 4.41 de La Bhagavad-Gita précise bien ceci: "Celui dont le savoir spirituel a déraciné les doutes, et qui, ayant renoncé aux fruits de ses actes, s’est établi fermement dans la conscience de son Moi réel, celui-là, ô conquérant des richesses, demeure libre des chaînes de l’action".

Priez donc que quelqu'un vienne vous aider à retrouver votre Moi réel, afin de vous libérer des chaînes qui vous emprisonnent. Vous pouvez toujours demander de l'aide à Inma (elle a déjà manifesté beaucoup de compassion, pour tolérer vos excentricités sur son blog). Pour moi, vous êtes bons à être transformés en crapauds (c'est bon pour les verrues, selon la pharmacopée chinoise) à la prochaine réincarnation.

Écrit par : P.A.R. | 20/10/2008

pour triompher de vos démons ?

Ah non, hein, contentez-vous de triompher des vôtres...

Écrit par : Géo | 20/10/2008

Ah ça vous va bien de vous demander où est passée Inma!

Inma est consternée par la tournure des événements, elle s'est réfugiée dans une alcôve secrète de son âme et elle pleure.

C'est de votre faute à tous. Un peu la mienne aussi, mais peu importe puisqu'on ne sait plus combien on est dans ce blog. Un? Trois? Quinze? Trente-sept? Plus personne ne sait qui est qui et qui fait quoi.

C'est une honte.

J'ai voulu aller consoler notre hôtesse, mais une douairière m'a barré le chemin. Elle a dit "Pas de ça mon gaillard", puis elle a grommelé que PAR, autrefois, chez Salem, était hilarant, mais que ses romans, aujourd'hui, ne valent plus tripette. Zéro. De la bibine! C'est ça qui est monstrueux.

Cette dame avait l'air menaçant. Je n'ai donc pas insisté et deux gardes m'ont ramené manu militari au pont-levis. J'ai encore essayé d'appeler Baghavat Gita et Claudine Degoumois, mais c'est trop tard, personne ne répond.

Écrit par : Nagolet | 20/10/2008

A Peyres-Possens, on dit aussi "voir les belettes", non ?

Écrit par : Géo | 20/10/2008

Ramenons les choses à leur juste dimension: nous sommes ni plus ni moins qu'autrefois, à peine une petite Trinité à laquelle s'est jointe Inma (qui ne gagnera jamais le Goncourt, ni le Nobel de littérature si elle continue à se montrer en notre compagnie).

Je lui conseillerais donc d'adopter quelques pseudos et de s'avatariser dans le but de diversifier sa production et de mieux coller aux réalités d'un marché en perpétuelle mutation. Faire du fric en littérature ne s'invente pas, c'est un métier de pro du marketing: flairer les trends est dépassé et on a maintenant des méthodes et des moyens performants pour créer des besoins nouveaux auprès des consommateurs.

Mon grand succès de librairie coté en Bourse: "J'écris, je gagne" (3 semaines au Top 50 de Barnes & Noble, N.Y.C.) est maintenant à votre portée au prix promotionnel de 49.99 $ (2 pour 39.99 $), frais de port inclus et T.T.C.

Écrit par : P.A.R. | 20/10/2008

Féministe très engagée de longue datte, n0tamment dans les travaxu du ménage que Riquet voulait jamais faire, je voudrais ouvrir un blogue chez Les Quotidiennes. J'aimerai savoifr comment s'y prendre et si PA.R a trouvé comment on fait. J'aimerai auzssi savoir si Les Quotiidiennes c'est différent que Les Bienveillantes car si j'écrit des billets j'aimerais pas être aussi longue.

Écrit par : La grande Henriette | 21/10/2008

Si les tâches féminines quotidiennes vous ravissent l'âme et le coeur, restez-en là. Laozi disait très justement: "Un esprit simple dans un corps de rêve, voilà la compagne idéale de l'homme avisé". Feu monsieur Riquet l'avait bien compris et la reconnaisance de sa sagesse doit être pour vous le réconfort de journées passées dans la piété et la fidélité au devoir. Oubliez les Quotidiennes, qui ne travaillent qu'un jour sur trois, et leur monde virtuel si éloigné du milieu vertueux dans lequel un destin bienveillant vous a placée à votre naissance. Justement, à ce propos, si vous êtes soigneuse et si vous avez trois ou quatre heures par semaine à consacrer bénévolement à votre prochain, je commence vraiment à en avoir plein le 屁股 de me taper le ménage, la lessive et la vaisselle: mes lecteurs attendent tellement de moi, que je ne puis plus leur voler une seule minute (et puis je ne suis pas fait pour ça, vous le savez bien). Vous savez où me joindre....

Écrit par : P.A.R. | 21/10/2008

Mais est-ce qu'on pourrait au moins avoir un dernier sommeil sain et profond, ou bien ce chambard va continuer encore longtemps?

Écrit par : Feu John-Henri Papilloud, ex-directeur-adjoint de l'Office du Tourisme de Peyres-Possens | 21/10/2008

Nous sommes en train d'ouvrir le testament: le de cujus n'a plus droit à la parole.

Écrit par : P.A:R. | 21/10/2008

Deux brèves nouvelles.

Le Vatican a officiellement procédé ce matin à la canonisation de John-Henri Degoumois, tragiquement disparu à Peyres-Possens. Le saint fonctionnera désormais comme patron et protecteur des ascenseurs.

Un site internet soupçonné d'être lié au terrorisme international évoque dans ses commentaires la vie, le profil et le passé de Géo. Voir http://meliphipo.hautetfort.com/

Écrit par : Nagolet | 22/10/2008

Merci de me faire de la pub, mais je n'ai pas beaucoup avancé dans la biographie de Géo: il y a une zone d'ombre sur les raisons qui l'on fait quitter le Petit Séminaire pour s'engager dans la Lutte Armée Révolutionnaire. A n'en pas douter, une femme. Mais laquelle ? J'ai une liste de 200 noms, je ne voudrais pas commettre une erreur historique et j'attends plus d'informations de votre part.

Et comme vous n'avez visiblement rien à faire, dites-moi où trouver le texte officiel concernant les modifications au 1er janvier 2009 des Directives de placement (art. 49 à 60) de l'OPP2. Ca me permettra de passer plus de temps en votre estimée compagnie.

Écrit par : P.A.R. | 22/10/2008

Et moi je me permets de dire que, puisque M. Géo ne souhaite pas participer à ce qu'il appelle 'vos délires', vous n'avez qu'à remplacer son pseudonyme officiel et incontournable par une initiale plus discrète ou quelques astérisques. Merci.

Écrit par : Inma Abbet | 22/10/2008

Décidément, certaines choses sont en train de changer dans ce blog. Je suis en train de preparer un nouveau billet, ce qui en fera au moins trois pour ce mois-ci. Du jamais vu depuis l'année dernière.

Écrit par : Inma Abbet | 22/10/2008

Chère Inma, je vous reçois cinq sur cinq.

Et je m'incline avec respect devant l'attitude maternelle, conviviale, protectrice et charitable que vous affichez envers X20***20, grenadier, serviteur de la patrie et éjaculateur précoce, victime sans défense d'un commando d'avatars qui l'a précipité dans la paranoïa et ce fameux univers parallèle décrit par le Dr. psychiatre Jean-Paul Ciment comme "la transe schizoïde où l'on ne voit plus que les belettes".

Dans le même esprit, pourriez-vous prier le dénommé P.A.R. de cesser de m'associer à ses turpitudes? Ou alors qu'il ne s'adresse plus à moi que sous le nom de "Agent Orange XB27" (s'il y ajoute quelques astérisques, je n'y vois pas d'inconvénients), afin que mon nom ne soit plus traîné dans la fange planétaire charriée à tout jamais par Google?

Un grand merci d'avance. Moi, il ne m'écoute pas.

Écrit par : Nagolet | 22/10/2008

Agent Orange ? Et vous ne parlez pas un seul mot d'hollandais. Comment allez-vous faire ?

Écrit par : P.A.R. | 22/10/2008

Alors si vous voulez, appelez-moi "The Lokomotieev". C'est le seul mot hollandais que je connaisse. Il figurait sur le maillot de Charly Gohl, Bahamontes et Rik Van Looy quand ils disputaient le Tour de France et que je lisais "Miroir Sprint" avec des caricatures de Pellos.

Écrit par : Nagolet | 22/10/2008

"Locomotiev", marque de vélos qui me semble disparue. Ne restent plus que Batavus, Gazelle, Azor, Sparta, Phoenix et Koga. Quant aux cyclistes, leurs noms fleurent bon les années 50 et le Tour de France à la radio en bois. Si je me réfère à votre biographie, vous ne pouviez y être. Me trompé-je ?

Écrit par : P.A.R. | 22/10/2008

P.-S.: pour vérifier vos dires, dites sur quelle bande dessinée travaillait Pellos et où étaient inscrits les dialogues, à l'époque, dans celle-ci.

Écrit par : P.A:R. | 22/10/2008

Non, effectivement, à l'époque je ne pouvais me trouver et ne me trouvais pas dans la radio en bois.

Pour la question annexe, c'est l'enfance de l'art: les Pieds Nickelés, soit les aventures de Ribouldingue, Croquignol et Filochard. Les dialogues se trouvaient dans les phylactères et non pas - j'imagine que le piège est là - sous les dessins, comme c'était le cas quand la B.D. était réalisée au début du siècle par Louis Forton, le créateur du trio infernal (Tiens, déjà un?).

Mais arrêtons là, on dirait Cyberprince et consorts faisant étalage de leurs culture sur certains blogs naguère hilarants.

La bonne nouvelle du jour, c'est quand même la réapparition d'Inma. J'espère juste qu'elle n'était pas en stage de formation chez G0*** pour le maniement du FAS 57 (le fusil d'assaut 1957, pour ceux qui ne parlent pas haut-grenadier vernaculaire), arme que notre champion du bazooka menace d'utiliser une fois pour toutes contre Père Siffleur sur un blog adverse et néanmoins voisin.

Inma, je me réjouis de vous lire dans votre prochaine production dominicale. Vous êtes notre Pellos à nous.

Écrit par : Nagolet | 22/10/2008

Que de hargne ! Que de pédanterie ! On dirait du Père Siffleur...

Écrit par : Géo | 22/10/2008

Mais gardes ton calme Géoo mon grand roudoudou! t'énerve pas, oublies pas qu'on a rendez-vous demain et je voudrais pas que ça te refasse de nouveau le même coup que tu racontes à Monsieur David Laufer et que ça t'a fait les dernières fois. Je t'en prie je t'en supplie à genoux quiipe cool comme dit Ginettte Ruchat que t'a aussi fréquentèèe et qu'en a eu un peu marre à la longue que ça soit aussi court.

Écrit par : Nagolet | 22/10/2008

Putain, Pierre-André Rosset, vous savez ce que troller veut dire ! vous êtes bien trop vieux pour consulter, personne ne peut plus rien pour vous. Mais lâchez-moi les baskets et cessez de me mêler à vos délires de vieux schizophrène...
Et ne manquez pas de transmettre tout cela à toutes vos autres personnalités...

Écrit par : Géo | 22/10/2008

Il me semble bien que les rodomontades de Géo au sujet du FAS 57 et de son utilisiation pour me faire la "peau" ont été supprimées. Même le moteur de recherche ne retrouve plus rien.

Dommage, elle montraient les qualités intrinsèques aussi bien de son discours que de son argumentation.
Et comble d'ironie: il veut me tirer dessus et c'est moi qui suit hargneux!

Monsieur Géo, je vous attends de pied ferme! Mais sachez que je serai sans arme et que vous pourrez tirer! (Je l'ai encore piqué à qq)

Écrit par : Père Siffleur | 23/10/2008

Erratum: "... qui suiS hargneux!"... Est-ce ma hargne ou est-ce son FAS ?

Écrit par : Père Siffleur | 23/10/2008

Il y a séant, pléthore de plaisanteries FASsiles; n'est pas Boileau qui veut.

Je ne pourrais préciser les dates exactes, mais j'ai le souvenir que pour plusieurs BD, les dialogues figuraient sous l'image (Les Pieds Nickelés, Bibi Fricotin, Petzi ?).

Écrit par : P.A.R. | 23/10/2008

"Bois l'eau" !
Là, je ne me sens pas concerné du tout!... Bien que la plaisanterie soit vraiment facile !

Écrit par : Père Siffleur | 23/10/2008

Vous ne trouvez pas qu'il y a un grand silence, tout-à-coup ? Votre voix résonne comme dans les catacombes.

Combien de personnes physiques sont parties en voyage et combien de personnes virtuelles sont présentes sur le blog ? Là est la question que toute la blogosphère se pose.

Inma, qui surveille les IP, pourra établir une table à tri croisé et nous en aurons le coeur net.

Écrit par : P.A.R. | 23/10/2008

Je ne surveille pas les IP, du moins pas en continu. J'ai en revanche vu sur wikipedia l'article dédié à Petzi où l'on évoquait précisement les dialogues sous les images.

Écrit par : Inma Abbet | 23/10/2008

Le problème est qu'il faut un certain degré de confiance pour trouver un jeu agréable. Rien n'éloigne autant les éventuels commentateurs que l'impression qu'une oun deux personnes est/sont en train de se moquer d'eux.

Écrit par : Inma Abbet | 23/10/2008

Donc, contrairement à ce que prétend la triplice Géo/Nagolet/G.S., je ne suis pas encore bon à jeter.
Je puis même ajouter, toujours de mémoire, que Petzi était nommé "Nounou" lors de sa toute première parution dans la presse helvète.

Écrit par : P.A.R. | 23/10/2008

What would you say if I sang out of tune
Would you stand up and walk out on me?
Let me your ears and I'll sing you a song
And I'll try not to sing out of key

Écrit par : Nagolet's | 29/10/2008

Voila un pauvre Calimero qui demande a little help from his friends.
Yeah, you got it, man....

Écrit par : Zonker Harris | 30/10/2008

Bien vu, Mister Zonker (Bon Dieu, qui est-ce que ça cache, encore...?)

Cette intro d'une chanson des Beatles était destinée à tester la ligne, que je croyais condamnée. Yeah! ça marche!

Elle était aussi dédiée à Inma, pour compenser toutes les mortifications que nous lui avons imposées ces dernières semaines et en espérant un p'tit sourire de sa part. Là, hélas, on dirait que ça marche moins?

Inma, je vous promets que P.A.R. viendra ce week-end au salon remettre en ordre tout le boxon qu'il y a mis. A son âge, je ne sais pas ce qui lui passe par la tête de faire des courses de trottinettes et des batailles de coussins avec Géo.

Écrit par : Nagolet | 30/10/2008

Mais oui, je suis là et j'apprécie votre entrée en musique. Je prépare mon prochain billet, un sujet littéraire pour changer, bien que j'aimerais également continuer à discuter des origines de la perspective. Dimanche dernier, je suis allée voir l'exposition de peinture italienne à la fondation de l'hermitage à Lausanne, et j'ai vu une Naissance de la Vierge du XVe siècle où l'arrière-plan est occupé par des pièces en enfilade (emboîtement). Sur le seuil de la porte ouverte, on voit deux lapins en train de manger des feuilles vertes.

Écrit par : Inma Abbet | 30/10/2008

Je vois, je vois.

Mais quel élément du tableau est le plus chargé en symboles: la perspective ou les deux lapins ? Il me semble avoir écrit un texte à propos de ces derniers; mais où l'ai-je encore rangé ?

A propos de batailles de cousins, quelle parenté avez-vous exactement avec Géo, Monsieur le Bas-Nagolais ?

Écrit par : P.A.R. | 30/10/2008

Mais G*** c'est mon Noël!
C'est mon Amérique à moi
Même qu'elle est trop bien pour moi
Comme dit son cousin GasP.A.R.

Écrit par : NaGEOlet | 30/10/2008

???

Écrit par : P.A.R. | 31/10/2008

Votre commentaire portait le No 66, signe de Belzébuth selon les dernières données en matière de numismatique.

Il vous donne le droit de consulter le site suivant pour répondre à vos interrogations métaphysiques.

http://www.youtube.com/watch?v=bRCBpMmhrgg

Écrit par : Nagolet | 31/10/2008

Sur Youtube, mes vidéos préférées sont celles des festivals de Monterey & Woodstock (pour les babyboomers, plus efficace que de se doper à l'EPO).

Écrit par : P.A:R. | 31/10/2008

Moi aussi j'pétais à Woodschtock! J'avais pleins de tulipes dans les cheveux qu'on avaiT Achetèes avec Riquet chez Interfleurop et on guinchait a moitié à poêle sur Elvis qui chantais La la Bamba. Quellxes riéées on a faits!

Écrit par : La grande Henriette | 31/10/2008

J'ai fait une faute de frappe. il fallkait lire: moi aussi, j'étais à...

Écrit par : La grande Henriette | 01/11/2008

Je vous reçois 5 sur 5.
Saint-Hendrix: pardonnez-lui, car elle ne sait plus ce qu'elle dit.

Mes récentes investigations du vallon du Talent, entre Fey et Bercher, ne m'ont pas permis de déceler la moindre trace de psylocybe. En conséquence de quoi, j'aimerais bien savoir à quoi vous carburez pour avoir de telle envolées lyriques. J'ai fait la Californie, Ibiza et l'Afrique et franchement, ceci dépasse mes observations.

Le datura, peut-être ? En 1974 à Richard-Toll, Alma Scheffers m'avait bien recommandé de ne jamais faire d'infusion de cette plante potagère, courante dans le pays; plante dont elle n'avait jamais vraiment récupéré elle-même, quand elle habitait à Amsterdam. Ce qu'elle m'avait encore confirmé plus tard, dans son courrier envoyé d'une communauté située aux USA, et par lequel elle me faisait encore déguster la production de tabac local.

Bon sang ! Si elle a tenu le coup, elle devrait avoir plus de 55 ans...
On pourrait la reconnaître à sa petite perle sur la narine gauche, mode ramenée des Indes, et peu courante dans le public, il y a 34 ans.

A vous: j'écoute.

Écrit par : P.A.R. | 01/11/2008

N.B.:
J'ai dû abuser du Pavillon Rouge (Margaux): c'est pas le Talent, mais bien la Menthue qui arrose les pieds de Peyres-Possens, et donc de Madame Henriette.

Écrit par : P.A.R. | 01/11/2008

Madame Henriette est effondrée. Elle vous a lu hier soir et est convaincue que vous vous moquez d’elle. Je lui ai dit «Mais non, Henriette, d’abord c’est interdit par le règlement d’Inma, ensuite ce n’est pas le genre de ce Monsieur P.A.R», rien à faire : elle menace de ne plus jamais confier ses souvenirs de jeunesse à ce blog. Je pense, comme G**************** qui m’a téléphoné ce matin d’urgence à ce propos, que ce serait une perte pour le patrimoine culturel de la biosphère.

Vous qui organisez par ailleurs des concours internationaux de connaissances géographiques, vous pourriez cesser de confondre la Menthue avec le Talent et vous mettre une fois pour toutes dans le plot que Mme Henriette n’habite PAS Peyres-Possens (VD) mais Vuisternens-en-Ogoz (FR). Sachez qu’elle jouit là de la considération générale. Beaucoup l’appellent la Sarah Palin de Vuisternens-en-Ogoz.

Soyez donc gentil : rangez vos sarcasmes dans le dressoir, entre le pouf et le guéridon.

Écrit par : Nagolet | 02/11/2008

Continuez-vous d'écrire dans des blogs, même le dimanche? N'y a-t-il plus de champignons dans les bois? Et pourquoi cette subtile distinction qui m'échappe, entre P-P et V-e-O? En tant que citadine depuis toujours, je ne vois guère de différences entre les deux. Hier, dans le train entre Lausanne et Yverdon, j'imaginais avec mon mari l'hypothèse très improbable d'un déménagement à la campagne. Il y aurait des avantages, certes, mais nous aurions aussi besoin d'une voiture, donc nous resterons en ville. Cependant, les visions fugaces depuis les fenêtres des trains nous apportent un brouillard de "et si".

Écrit par : Inma Abbet | 02/11/2008

En Suisse, même en ville on est toujours à la campagne: c'est un pays où les vrais citadins n'existent pas. Il suffit de lire les commentaires de certains abonnés aux commentaires de ce blog, pour en être immédiatement convaincu. Mais il faut dire que les conditions de vie à la "campagne" ont beaucoup changé en 50 ans et que l'on a plus cette impression éprouvante de décalage d'autrefois.
J'ai déjà eu beaucoup de difficultés à admettre l'existence de Peyres-Possens, et il faut encore compliquer la partie en introduisant le concept "Vuisternens-en Ogoz". A titre de comparaison, il faut reconnaître que 無錫, 杭州 et 苏州 ne m'ont jamais posé de telles difficultés d'adaptation lorsque il a fallu les intégrer à mon existence. Peut-être que si Henriette acceptait de se faire appeler 亨利叶, la sauce ferait passer le merlan.

Écrit par : P.A.R. | 02/11/2008

Inversement, je pourrais aussi dire que nous sommes tous citadins dans un décor de théâtre campagnard. La Suisse (le paysage urbain, en faisant abstraction du bétonnage) me fait toujours penser à la littérature du XVIIIe et du XIXe siècle, aux rêveries de Rousseau ou à Stendhal. Tout est petit, propre, suranné sans être vraiment ancien. J'ai vécu deux années à Paris. Là-bas, l'avalanche d'histoire est encore perceptible et s'étale en couches désordonnées. Mais le problème du concept P-P et V-e-O est tout autre. Ils ne sont pas des lieux littéraires vraisemblables à cause de l'absence de détails attachants, de failles. Il arrive la même chose aux personnages romanesques. Il leur faut des défauts, des petites lâchetés, des actes absurdes, des rêves insensés, quelque chose qui les définisse et qui les rende uniques, mémorables. Ils ne peuvent pas, individuellement, être tous les personnages. P-P et V-e-O sont des lieux protéiformes et certainement impossibles parce qu'ils sont tous les lieux. Il faut toujours revenir à Borges et à la cartographie de l'empire, au disque à une seule face ou au livre de sable. L'objet infini est inimaginable et, même dans une nouvelle fantastique, il finit par être détruit, perdu ou caché dans une bibliothèque.

Écrit par : Inma Abbet | 03/11/2008

Mais pour le lecteur qui n'aurait jamais entendu parler des villages sortis des récits terrifiants de l'enfance douloureuse de Nagolet, qu'ils soient réels ou pas n'a aucune importance, c'est le contenu dramatique rattaché qui en a. En ce qui me concerne, ce sont des noms distraitement entendus au cours de ce denier demi-siècle et qui resteront à l'état d'hypothèse crédible sans évoquer la moindre image ou le plus petit rêve. Alors que j'ai une attitude pré-perceptive à l'égard de Wuxi, Hangzou et Shuzou (les 3 petites fourmis de la 7e ligne), parce que j'en ai beaucoup entendu parler de façon réaliste, et que je reconnaîtrai les lieux quand que je les verrai la première fois.

Alors, supposons que Monsieur Nagolet ait écrit de très belle pages sous le nom d"Elegies de Peyres-Possens", ou dicté un monumental "Mémorial de Vuisternens-en-Ogoz" à Géo, son secrétaire particulier, la face du monde en aurait été changée.

Les lieux n'ont pas besoin d'être décrits pour exister et ils le font très biens sans nous. Leurs particularités ont été valorisées par des pratiques magiques au cours de l'Antiquité (voir "Le Rameau d'Or"), et sans être un medium reconnu des puissance telluriques, chacun peut être sensible au fengshui (风水) d'un endroit ou d'un autre.

Passons maintenant à un autre niveau de perception et dites-moi ce que vous pensez de lieux que vous découvrez pour la première fois, mais avec une troublante sensation de "déjà vu" ?

Écrit par : P.A..R. | 03/11/2008

Perception enregistrée à Oxford, en 1994. Chaque rue de cette ville avait pour moi quelque chose de familier et pourtant je n'avais jamais été là-bas auparavant. La littérature peut créer une géographie imaginaire et des faux souvenirs?

Écrit par : Inma Abbet | 03/11/2008

Ma question était incomplète, car l'illusion pouvait aussi être développée par la somme d'images perçues depuis mon enfance par le biais de la télévision, les journaux, les livres d'art etc. Parmi les deux sources d'illusion, je préfère néanmoins la première, la source verbale et poétique.

Écrit par : Inma Abbet | 03/11/2008

Je suis en train de passer en revue les tableaux de Caspar David Friedrich: c'est la meilleure représentation, en peinture, de la conception romantique (tendance nietzschéenne) du lieu inspiré.

Et de croiser brièvement une femme inconnue, dans un endroit lointain, avec le sentiment de la connaître depuis toujours, qui dit "Ah, c'est toi !" et qui disparaît ensuite sans possibilité de la retrouver: un fantôme ou c'est purement freudien ?

Écrit par : P.A.R. | 03/11/2008

Ainsi donc, vous vous tamponnez le coquillard de savoir si l'action se passe à Peyres-Possens ou Vuisternens-en-Ogoz. Mais faire le distingo entre ces deux localités vous aura tout de même amenés chez Rousseau, Stendhal, Borges, Caspar David Friedrich et Freud...

Je ne sais pas s’il faut s’en réjouir. En rappelant que la grande Henriette est inscrite au Contrôle des habitants de Vuisternens-en-Ogoz, j’ai juste voulu conserver à ce blog la rigueur et la cohérence qui font sa réputation. Maintenant, je vous le dis aussi gentiment que possible, mais nous devons rester extrêmement concentrés, nous ne pouvons plus nous permettre une seconde d'inattention, nous devons tous tirer à la même corde avec la plus grande abnégation si nous voulons parvenir à nos fins. Le seul problème est que je ne me souviens absolument plus de ce qu'est notre objectif.

Écrit par : Nagolet | 03/11/2008

Revenons aux bases de la méthodologie de pensée et d'action, voulez-vous ?
Problème, but, moyens, objectifs, stratégie, plan d'action, engagement, feed-back.
Personnellement, il y a longtemps que j'ai abandonné cette socraterie apprise en 1970, pour ne me fier qu'aux forces universelles du 道 et du 气. Il est important de savoir, mais capital d'oublier.

Si Madame Henriette voulait bien consentir à mettre une partie de sa somptueuse demeure à ma disposition, et assurer le fonds de roulement nécessaire au démarrage de l'opération, je pourrais lui proposer de créer un séminaire taoïste à Vuisternens-en-Ogoz (et peut importe où ça se trouve).

Riche idée, n'est-il pas ?

Écrit par : P.A.R. | 04/11/2008

Madame Henriette est totalement ouverte à cette proposition. Elle aimerait juste savoir pourquoi vous souhaitez apporter dans ces cours un fourneau à mazout ( 道 ) et un télésiège ( 气 ).
Une prompte réponse serait la bienvenue.

Écrit par : Nagolet | 04/11/2008

Si vous le voulez bien, épargnons à Madame Henriette toutes ces chinoiseries auxquelles elle ne comprendrait rien et - chinoiserie d'entre les chinoiseries - la comptabilité qui restera mon domaine réservé.

Je peux venir m'installer quand ?

Écrit par : P.A.R. | 04/11/2008

Me Imma ABBET.
je vous remercie de votre compliment sur mon blog
mais en retour je me dois de vous faire les miens pour un aussi joli tableau,
que je croyais etre une photo.en espèrant que sa parution sur mon blog
ne vous gene point,si cela était le cas je serais pret a l'enlever.
MELDIX77 le Briard Breton

Écrit par : le Briard Breton | 12/01/2009

Les commentaires sont fermés.