05/07/2010

Cartographies du labyrinthe

Le titre Borges blogueur, dans le blog de l’Acratopège ne devrait passer inaperçu pour tous les lecteurs passionnés de l’œuvre de Jorge Luis Borges. Il était notamment question de trouver un texte pour quelqu’un qui est en train de monter un spectacle. L’extrait finalement choisi [1] possède, comme bien d’idées borgésiennes, un caractère universel lui donnant aussi bien des allures prédictives que des résonances immémoriales. Borges aurait ainsi anticipé les moyens de communication électroniques dans une réflexion constante à propos du rôle du lecteur dans l’œuvre littéraire. En changeant la forme du livre, le regard porté sur le texte changerait aussi, et la littérature compterait désormais au rang des arts éphémères, [Lire la suite]

Commentaires

Merci pour votre version longue. Vous avez l'air de connaître les labyrinthes borgiens comme personne! Après vous avoir lu je vais me replonger dans mes volumes de la Pléiade en suivant vos conseils de lecture. Ma petite amorce de réflexion me semble bien dérisoire à côté de ce que vous en avez fait!

Écrit par : PJR | 05/07/2010

Passant ce midi Grand'Rue, j'avise une plaque posée dans un angle improbable du numéro 26, affirmant que Borges a vécu au numéro 28. C'est pas loin.
Le numéro 28 est l'antre d'un ensemblier-décorateur bon chic nommé LASSER. La porte, d'une taille gigantesque, a tout l'aspect d'une couverture de livre en maroquin ponceau. Ouverte à 45°, une curiosité fatale m'entraîne à l'intérieur, pour reconnaître la qualité de la doublure intérieure de la reliure et du papier d'un beau crème rappelant un vergé à la cuve pur chiffon.
Une fois arrivé au milieu de l'espace constitué par ce qui se présente véritablement comme un un livre colossal posé debout, je tords le cou pour tenter d'en déchiffrer le titre placé en tête de page, quand, tout à coup, CLAC!
Me voilà écrasé comme un moustique, le livre s'est refermé sur moi.

Écrit par : Rabbit | 07/07/2010

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