11/03/2012

Dépaysement

Je viens de visiter l'exposition dédiée aux Américains à Florence, qui se tient actuellement au Palais Strozzi*. À côté d'oeuvres très connues, comme le portrait de Henry James par John Singer Sargent, on peut y retrouver un vaste aperçu des tendances artistiques de la fin du XIXe siècle dans le regard de peintres venus de États-Unis comme Mary Cassatt, William Merritt Chase, Ernestine Fabbri ou Lilla Cabot Perry, parmi d'autres. L'exposition met en évidence la densité des liens que ces artistes entretenaient avec l'Europe, et notamment avec l'Italie. La figure du voyageur cosmopolite, typique des romans d'Edith Wharton et Henry James se déploie ici, enrichie de toutes le nuances apportées par le dépaysement. Leur Florence, et leur campagne toscane a effectivement été une chambre avec vue sur l'art du passé, ancien et récent, où se croisent les échos de la Renaissance et les clartés impressionnistes, mais aussi les contrastes entre l'ancien et le nouveau monde. Les peintres américains développaient ainsi un style qui leur était propre,  perméable aux traditions et curieux des nouveautés. [SUITE]

Les commentaires sont fermés.